mercredi 15 octobre 2008

On irra, ou tu voudras quand tu voudras...

... et on s'aimera encore même quand l'amour sera mort. Vient ensuite des référence aux aquarelles de Marie Laurencin, sur lesquelles je ne disserterai pas car elles nous éloignent du sujet qui est, vous l'avez deviné, rien moins que l'été Indien!

Le temps d'une fin de semaine, allongée par la célébration de l'action de grâce, nous avons laissé à Montréal la crise financière mondiale et l'optimisation des réseaux de transport en commun, pour rejoindre un châck (lire chalet) situé dans un océan forestier, devenu flamboyant par la force des choses. D'ailleurs je conduisais une voiture rouge, c'est vous dire. Notre position, bien que peu stratéqique, au bord d'un lac et contre une colline, c'est révéllee être un bon spot, comme l'illustre les images suivantes.





Du reste vous vous doutez bien qu'à sept dans un chalet nous n'avons pas uniquement enfilé des perles ... nous avons aussi fait des château de cartes (ho beng).




Bon j'arete de vous niaiser, on a aussi fait le party... enfin sauf les plus fatigués!



Je vous embrasse tous très fort depuis le Canada!

jeudi 25 septembre 2008

CalédOniste

Bonjour à tous,


Déjà 1 mois depuis le dernier post... le temps passe très vite. On le sent bien ici puisque les jours rallongent vite : c'est le printemps depuis le début de la semaine ! Malheureusement, le temps n'est pas au beau. Aujourd'hui, il a plu abondamment et comme la mine se trouve en montagne (300 m d'altitude environ), nous étions dans les nuages :



Sur la photo, mon pick-up de chef de chantier et ma pelle. Condamnée à l'inactivité à cause de la météo (merci météo France !). Entre la météo et les contraintes sociales/syndicales (le climat est à ce sujet assez particulier ici ! on est jamais loin de ce que l'on pourrait appeler en métropole un conflit dur) le chantier n'avance pas au rythme que j'espérais. Malgré tout, quand il fait beau, les choses progressent vite. Les bassins sur lesquels je bosse se vident, on commence à déplacer des routes, ouvrir des accès... C'est très intéressant, j'apprends plein de truc sur les pelles mécaniques, les bulldozers et les camions...



A part le boulot, tout va bien ! J'essaie de profiter au maximum du pays dont voici quelques souvenirs :



Rando sur les crêtes qui forment l'épine dorsale de l'île : à gauche la mer de Tasmanie, à droite l'Océan Pacifique...






... vues de l'intérieur des terres : une montagne pas encore pelée pour le bénéfice des metallurgistes avides de Nickel, une masse rocheuse épargnée par l'érosion qui semble échouée sur une forêt de Niaoulis ...





... la côte Ouest à contre jour et en fin de journée...


... la brousse depuis le col d'Amos (un des passages jeepable (et C3-able) entre la côte Est et la côte Ouest).

Comme vous le voyez,je me ballade pas mal et ma petite citroën blanche (ça me change pas trop de ma saxo...) ne démérite pas ! Pourtant les routes ne sont pas excellentes (à part la RT1 Route Territoriale 1 qui longe toute la côte Ouest)) et souvent mal (voire pas du tout) revétues. Mais les paysages qu'elles dévoilent compensent. Ma préférée, celle que je prends tous les jours : la piste qui monte à la mine. Le soir, je descends vers 16h et la vue sur les reliefs qui vont se jeter dans le lagon est magnifique sous la lumière rasante de la fin de journée...




Dans les nouveautés de la semaine passée, ma première CO de l'hémisphère Sud ! Un Orient'show organisé à Nouméa. C'est comme un sprint en encore plus reserré : toutes les balises sont visibles depuis les tribunes, les manches sont ultra-courtes (5 à 7 min) mais la lecture de la carte doit être fine tant les balises sont reserrées (d'autant plus qu'il n'y a pas de code sur les balises pour valider la lecture...) et eventuellement difficiles d'accès (dans le labyrinthe qui est assez rigolo).



Chaque manche se court sur un parcours de 8 à 12 balises (souvent en étoile autour du labyrinthe, ce qui permet d'y revenir souvent). Sympathique mais un peu mou... ça trainait tellement entre les manches que je n'ai pas pu participer aux dernières manches etant donné que j'avais la route de retour à Koumac à m'appuyer. Mais ça été l'occasion de nouer des contacts avec le club. La prochaine course (plus conventionnelle) a lieu dans trois semaines. La brousse locale va me changer de la Forêt de Fontainebleau !

Enfin comme Mercredi était férié (155e anniversaire du rattachement de la Nouvelle Calédonie à la France), je me suis offert un baptème de plongée dans le lagon (qui est maintenant inscrit au patrimoine mondiale de l'UNESCO). Malheureusement, je n'ai pas de photo. Mais c'est réellement magique. Outre les sensations de la plongée avec des bouteille que j'ai découvert à cette occasion, c'est vraiment un plaisir pour les yeux : pleins de poissons tropicaux, de coraux différents, de toutes les couleurs, des gros poissons, des petits et même (un peu plus flippant) des requins... Un grand moment !

Voilà, voilà... Merci à ceux qui ont eu le courage et l'abnégation de me lire jusque là ! Je vous souhaite une bonne fin de journée et vous dis à très bientôt

Bisous

Alain

mardi 23 septembre 2008

I Bergen

Jeg snakke ikke Norsk men jeg vil snakke Norsk.
Eh oui pour l'instant ma maîtrise du Norvégien n'est pas très avancée mais je suis sûr de progresser dans les semaines qui viennent!

Voilà donc environ un mois que je suis arrivé à Bergen et voici enfin les photos très attendues de la ville et de ses alentours.

Mais commençons par présenter la ville. Bergen est la deuxième ville de Norvège avec 248 000 habitants et se situe sur la côte ouest du pays. Elle a la réputation d'être la ville la plus humide d'Europe avec 2250 millimètres de pluie par an (une donnée pour mon collègue météorologue). A titre de comparaison Brest reçoit 1100 mm de pluie par an! Les photos ensoleillées que je vais vous présenter ont donc de la valeur!

Ces célèbres maison de couleurs constituent le Bryggen, quartier de maison en bois qui vaut à Bergen son classement au patrimoine mondial de l'humanité.
La ville est entourée de sept montagnes (De syv fjell). Cette photo montre les luxueuses maisons installées sur les contreforts de Floyen.Il arrive cependant que le ciel se fasse plus menaçant mais Bergen vu d'en haut a toujours autant d'allure.Les habitans de Bergen sont fiers de leurs montagnes et tous les ans à l'occasion d'une course de 35 km ils se font un plaisir de les visiter tour à tour. Le sommet est constitué par le Mont Ulriken (634 m) :Mais je ne saurais vous faire croire que le seul intérêt de Bergen est ses montagnes (Norvégiennes mises à part bien sûr, j'anticipe le commentaire de Ludo). Les rues de la ville sont très sympas bordées de maison en bois Mais comme je les aime bien ces montagnes, je terminerai par le sommet de la commune de Bergen (Gullfjell). Vous avez ici un court aperçu de la ville de Bergen. Il va sans dire que le meilleur moyen de découvrir la ville plus en profondeur est de faire le déplacement. Vous êtes les bienvenus, seuls ou accompagnés, pour un week-end ou plus. N'hésitez pas à passer!

Mais comme Bergen est aussi la porte d'entrée des fjords, je terminerai par un petit entrainement pour vous permettre de vous familiariser avec l'environnement norvégien :
Alors Fjord ou pas?
Un coup à boire à Bergen à la première ou au premier postant un commentaire avec sa réponse.

A bientôt sur la toile. Avant bien sûr de se revoir à Noël. (Mini-Gallouproute?...)

Vincent

dimanche 7 septembre 2008

Les chroniques du 11ème

Voici les chroniques du plus glorieux régiment ayant servi la France, qu'elles servent d'exemple aux jeunes pu-la-pisse.

Ouvrez le ban.
Épisode 100 : la dissolution.

1er septembre de l'an 2008, après avoir servi avec honneur et fidélité, le glorieux 11ème Schmoul est dissout.

Chacun de ses membres, après avoir été chaleureusement remerciés, s'est vu promu au rang de sous-lieutenant. Toutefois malgré l'émotion et les honneurs aucun de ses vigoureux soldats n'est dupe : cette dissolution est avant tout politique. Elle est la cause d'un profond malaise au sein l'état major qui, se souvenant trop bien du coup d'état du 18 fructidor an V, craint la force de cette troupe d'élite sur-entrainé. Sans l'intégrité de son chef, répondant au sobriquet de « Crôtal », elle aurait pu balayer le gouvernement et les troupes régulières en quelques jours et instaurer la loi martial sur le pays.

La mine sombre, les anciens soldats se séparent. « Où vas-tu aller maintenant? » demande, avec l'accent de Rodez, l'un d'eux à son camarade, « Je ne sais pas. Je vais changer d'horizon je pense. Peut être la Norvège. » répond ce dernier. Ils se serrent la main, se lancent un dernier regard puis partent, le sac sur le dos. Leur regard est dur comme l'acier, il s'y reflète les combats endurés, les longues courses au soleil, les infiltrations hivernal ski au pied ainsi qu'une profonde tristesse causé par la séparation de ceux qui ont vécu ensemble.

Fermez le ban.


Ouvrez le ban.
Épisode 101 : retour à la vie civil.

7 septembre de l'an 2008, ramené à la vie civile depuis une semaine les anciens membres du 11ème ont rejoint leurs nouvelles habitations. Certains sont restés en France, d'autre sont partis à l'étranger. Tous noient leur désœuvrement dans l'alcool.

Le Crôtal, certainement le plus affecté par cette séparation, est parti le plus loin possible du pays. Tel les anciens forçats il a rejoint la nouvelle Calédonie. Mais la nostalgie ne peut le quitter puisque même les plus banales statues lui rappelle ses anciennes troupes. Pis, il pense sans cesse au danger encouru par la France : que deviendra le pays s'il est attaqué et que le 11ème, dissout, éclaté au quatre coin de la planète, n'est pas là?

Le respo-bar, Goulou a rejoint les territoires outre-mer où son sexe servirait de moule (et non pas le contraire) à la prochaine fusée Arianne. Sirgue, spécialiste informatique et pingouinologue du régiment, est reparti pour le sud où il se vend comme mercenaire pour un compagnie pétrolière. La Vionne, dit aussi le Prez, est parti dans le grand nord européen pour suivre une spécialisation supplémentaire sur les techniques de combats en milieu enneigé. La Norme, responsable des comptes du régiment, infiltre l'état français pour influer sur les gouvernement et reformer le 11ème. Duke, spécialiste en ratata, est resté en France, où son expertise technique est mise à profit pour construire des bâtiments de guerre pour marins (grecs) sodomites. Groumain se perfectionne en technique de construction. MathieuChe, desespéré par la déroute du bifin et la dissolution du 11ème, continue à perdre ses cheveux. Ludo, faute de mieux, a enfilé cravate et costard (ceci dit c'est un peu l'hôpital qui se moque de la charité). Enfin Thach N'Guyen (EV de combat du régiment) a promis de me tuer si je révélais son occupation secrète actuelle. Quand à moi, exilé en nouvelle France, je rédige les chroniques du régiment (quel gueux ce chroniqueur!) en me saoulant au whisky.

Fermez le ban.

lundi 25 août 2008

Au COeur de Voh

Bonjour à tous,
J'espère que vous allez tous pour le mieux. J'imagine que c'est forcèment le cas pour ceux qui sont encore en vacances. J'espère qu'il en va de même pour ceux qui bossent.
Chose promise, chose due : voici les premières photos de mon séjour calédonien. Que dire ? En fait, c'est grand la Nouvelle Calédonie (500 km dans la grande longueur) : grand et désert. La population (250 000 habitants) est concentrée à Noumé (150 000 habitants) et le reste de l'île (la Brousse) est déserte. Donc pas de station essence (dur dur dans ces conditions de faire 300 km sans tomber en panne sèche si on a pas prévu le coup : j'ai testé pour vous), pas de village le long des pistes : on peut tout à fait faire 50 km de pistes sans trouver âme qui vive (emmerdant quand on s'est embourbé en bagnole (il faut dire que le 4*4 promis par Eramet s'est transformé en citrouille Citroenesque, certe plus eco-friendly, mais nettement moins alerte en terrain varié !) et qu'il faut faire 15 bornes à pied pour trouver de l'aide (testé pour vous aussi !)). L'avantage, c'est qu'on est peinard pour faire du tourisme. Alors allons-y : tout d'abord le Mont d'Or. Ce fut mon premier contact avec la Nouvelle Calédonie, la première rando du premier week-end au dessus de la baie de Nouméa et le premier contact avec le terrain latéritique riche en fer et en nickel.


En poursuivant vers le sud, on travers un des anciens bagnes français (historiquement, la Nouvelle Calédonie est terre de déportation) : cela dit, l'ambiance palmiers-ciel bleu empêche le touriste de s'apitoyer sur le sort des malheureux premiers habitants de l'île (après les kanaks qui sont les habitants natifs de l'île).

Enfin plus au sud, les chutes de la Madeleine vantées par les guides touristiques mais assez décevantes.


Il faut dire que toute la région est en chambardement à cause d'un projet minier de grande ampleur : le brésilien Vale (alias CVRD) a racheté avec le canadien Inco une société qui démarrera dans le mois qui vient la production de nickel dans ce coin de la Nouvelle Calédonie et qui y construit une usine gigantesque d'hydrometallurgie (il parait que cette installation comportera la plus grande usine d'acide sulfurique du monde...). La SLN (Société le Nickel), émanation locale d'Eramet, ne sera alors plus le seul producteur de Nickel sur la Grande Terre. Et les choses vont aller en empirant puisque Xstrata va aussi démarrer la production sur le plus beau gisement de l'île qu'elle a réussi à souffler à la SLN qui subi de plus en plus son statut de société de la métropole "à velleités colonialistes" et perd concessions sur concessions...
Puisqu'on parle mine, autant que je vous présente tout de suite "la mienne" : celle de Tiébaghi implantée à proximité de Koumac dans le Nord de l'Île.



Comme toutes les mines en Nouvelle Calédonie, Tiébaghi est situé sur le sommet de la montagne ce qui permet d'avoir une jolie vue sur la mer mais pose aussi plein de problèmes techniques et environnementaux (en particulier parce que l'on se trouve au sommet des bassins versants ce qui implique que la moindre érosion colore tous les ruisseaux de la région en rouge, couleur latérite, ce qui est assez mal accepté par les riverains). Comme dans toute mine à ciel ouvert, une des préoccupation majeure concerne la gestion des terrains stériles qu'il faut déplacer pour accéder à la minéralisation. Pour l'heure, ces terrains sont stockés sur la verse déjà partiellement revégétalisée que l'on devine derrière la mine. Mais cette verse présente une capacité de stockage limitée (un radar météo limite sa cote maximale, merci Meteo France) et il faut trouver un nouvel espace de stockage. L'idée est alors d'utiliser le fond de la fosse que l'on voit au premier plan, là où il y a tous les bassins : c'est là que l'on stockera le stérile dès que possible. Mais avant cela, il faut préparer la zone de stockage afin d'assurer la stabilité de la future verse qui est un ouvrage définitif et donc drainer toute la zone : le volume de bassin vous convaincra qu'il ne s'agit pas d'une mince affaire ! Enfin, c'est le but de mon stage : construire toutes les infrastructures de drainage nécessaires à la mise en verse. Voilà, voilà : vous savez tout en tout cas presque autant que moi !

Allez, pour terminer, deux photos du week-end dernier. Au programme, le coeur de Voh (vous savez, celui de la couverture du livre La Terre vue du Ciel de Yann Arthus-Bertrand) à 150 km de chez moi. Pour le voir, une petite ascension sur un sommet qui devait faire office de point de vue. Voilà le résultat :
Et pour finir, un coucher de soleil sur la côté Est pour vous souhaiter une bonne journée, une bonne semaine et vous dire à bientôt


Amitiés à tous, portez vous bien et prenez soin de vous


Alain

PS : j'un trouvé un ancêtre de Mr Bras D'Enfant. Ca laisse réveur...



mardi 5 août 2008

Dans les dom-COm...

Cher tous,

J'espère que vos vacances se passent bien, sous le soleil et en bonne compagnie ou que le boulot avance bien pour ceux qui sont en stage. Pour ma part, me voici donc en Nouvelle Calédonie (depuis Jeudi dernier, après 30 heures de trajet... en 2 heures à Tokyo : autant dire que le trajet est long et qu'on est content à l'arrivée de respirer de nouveau à l'air libre après 20 heures dans l'air en boîte des avions et autres aérogares). A propos du trajet, je dois rajouter que je l'ai passé tout du long avec Aurélien Petiteau (qui vient aussi en stage avec Eramet), ce qui n'a rien arrangé : il est bête et se sent obligé de partager sa bétise avec tout le monde...

Je suis sur Nouméa pour la semaine à venir. Initialement, le but était de faire le tour des bureaux et des personnes à rencontrer, ce qui a été réglé en 2 jours. Me voici donc avec une semaine à tuer et rien à faire au bureau ou je me sens malgré tout obligé de faire acte de présence, le pire étant que je n'ai pas accès à Internet au bureau. Je me suis donc echappé cet aprèm (il est 14h) pour me connecter depuis l'hôtel, au bord de la piscine et sous les palmiers...

Je devrais rejoindre ma mine dans le nord ce dimanche et les choses sérieuses devraient commencer. Je vous en dirais plus dans un prochain message, dès que je serais à pied d'oeuvre.

Sinon, j'ai profité de mon premier week-end et de ma voiture de location pour faire un tour dans le sud de l'ile. Je vous raconterai tout ça dans un prochain message dès que j'aurais récupéré les photos,

D'ici là, portez-vous bien. Je pense bien à vous et regrette de ne pas pouvoir partager davantage mes découvertes du moment...

A très vite

Alain

PS : le titre peu inspiré de ce message s'explique par le fait que la nouvelle calédonie est une collectivité d'outre mer... j'essaierai de faire mieux la prochaine fois,

jeudi 10 juillet 2008

COleil de minuit


Cher 11ème Schmoul,

avec le début des vacances pour certains ce blog va de nouveau connaître une activité débordante. C'est Matthieu Che et moi qui avons l'honneur d'ouvrir cette nouvelle session.

Hélas pour nous point de vacances. Nous sommes actuellement en mission scientifique au Groenland dans la ville au doux nom de Kangerlussuaq. Ne vous plaignez pas pour la prononciation vous auriez pu avoir : Ittoqqortoormiit.
C'est une campagne de mesures aéroportées en collaboration avec les Allemands visant à étudier le transport de polluants. Nous travaillons tels de gros geek analysant sans cesse des données dans un langage bien connu d'une geekette, copine d'un membre du 11ème : R.

Heureusement nous séjournons au Nord du cercle polaire et pouvons donc profiter du Soleil de minuit pour randonner après les journées de travail et vider nos petits neurones pleins de routines en tout genre. Et dans ce domaine autant dire qu'on se fait plaisir!! Alors installez vous confortablement dans vos fauteuils, sur votre canap, par terre enfin posez vous c'est parti :

La calotte groenlandaise étant près de Kangerlussuaq (ça aurait pu être Qeqertarsuaq...)
nous avons décidé de lancer une expédition dans sa direction. Il faut parler d'expédition : imaginer 72 km de piste ensablée, balayée par des vents froids en provenance de l'inlandsis, gardée par des boeufs musqués pas toujours commodes et là dessus mettez Matthieu Che sur un vélo! Ca donne une expédition du mythe en direction de ce géant des glaces pourtant si vulnérable. Pardon on fait du Nicolas Hulot mais être sur un vélo sous le soleil de minuit en direction de la calotte est un moment fort!
Nous profitons également de nos randos pour traquer la faune locale. Mais hélas nous sommes pour l'instant broucouille comme on dit dans le Bouchonnois. Donc pour l'instant pas de troupeau énorme de boeufs musqués ni de horde de rennes en rut mais seulement des individus isolés dont un sympathique renard. Nous nous sommes pris de passion pour l'imitation de ces petites bêtes et seront bientôt capable de converser avec eux.

Comme vous le savez tous ( ;-) ) mon anniversaire tombe le 10 Juillet, nous avons fêté ça avec Matthieu sous le soleil de minuit (encore une fois) en savourant une bouteille. Vous noterez que je n'ai pas parlé de bonne bouteille mais bon on a fait avec ce qu'on a pu trouver dans l'unique Pilersuisoq local et je ne parle même pas des clapiottes.


Voilà pour le moment. La mission se termine dans 4 jours mais nous prolongeons le séjour pour parcourir encore un peu plus le pays avec cette fois la tente sur le dos. Assurément une chouette rando à venir. Nous pensons fort à vous et vous souhaitons un bon mois de Juillet (de vacances ou de boulot).

A très bientôt nous l'espérons.

Matthieu et Vincent.

samedi 9 février 2008

en route pour COurou!!

Bonjour à tous ceux qui lisent encore ce blog, même si ces derniers temps, c'est vrai, il n'était pas indispensable de s'y rendre toutes les semaines pour lire les nouvelles proses!

Je profite en effet de ce media pour vous informer de mon prochain départ pour Kourou, en Guyane française, pour voir décoller des fusées tous les 2 mois!!
J'ai en effet appris la semaine dernière que j'étais pris pour mon stage, qui se déroulera d'avril à fin décembre. Heureusement, je ne serai pas seul : le célébrissime Domnin Erard (que je cotoie sur les bancs d'école tous les jours ici à Supaéro) m'accompagnera dans mon voyage. Et, surtout, Manue me rejoindra en aout pour y faire également un stage de 5 mois (quand elle sera rentrée d'Australie...) : elle est pas belle la vie??

Pour résumer, et dans l'ordre chronologique :
-lundi (11 février), c'est à dire après-demain, elle décolle pour l'Australie, à Canberra où elle fera son dernier semestre de cours, en option "photomedia" (après son IUP de communication scientifique). Elle y va avec une amie à elle, Virginie, celle qui nous a fait nous rencontrer (et vous l'avez déjà vue également, car elle m'accompagnait au bal de l'X en 2006).
Pour ceux qui veulent suivre ses aventures au pays des Kangourous, elles tiennent un blog :
http://newsduboutdumonde.free.fr/Australie/
(enfin elles s'occupent des message, et moi je geek dans le code pour ajouter des fonctions :-) )

-je finis mes cours à Supaéro le 30 mars, si la DGA m'y autorise, je passe 2 semaines en Australie, puis je vais à Kourou, sinon, je vais directement à Kourou.
La-bas, je logerai normalement avec Domnin histoire de mettre de l'ambiance dans la résidence...
Je tiendrai normalement moi aussi un blog, mais il n'est pas encore prêt (il faudra juste remplacer "Australie" par "Kourou" dans l'adresse de Manue :-)

-Manue rentre (en France) le 7 juillet si je ne me trompe pas, et me rejoins entre fin juillet et mi-aout (la date de début de son stage n'est pas encore bien définie)

-nous rentrons tous les deux fin décembre, vers le 19-20 on l'espère.

Le sujet de mon stage, officiellement, fait un peu geek (développement logiciel de gestion des impasses), mais officieusement il a été élargi pour mon profil, ce qui fait que je devrais contacter tous les services de la base pour leur demander "vous avez signalé que en cas de tel évenement, il fallait interrompre la chronologie de lancement, pouvez-vous me dire pourquoi et les implications?" (chronologie = le compte à rebours qui tourne à partir de H-10h), et une fois que je saurai tout sur ces 10h, établir un logiciel qui permette de dire en temps réel "ce voyant s'est allumé, ce qui veut dire que patati patata, et que dans X minutes si on arrête pas la chronologie, on fait tout pêter" (grosso modo).
Pour ce qui est de Manue, son sujet est plus explicite : "refonte de la partie jeunesse du site Internet du centre spatial guyanais" (ce qui, après ses stages à "C'est pas sorcier" et "Milan presse" notamment, ne pouvait tomber mieux, il faut bien le dire). Je tiens également à préciser qu'elle ne fera pas de technique a priori, parce qu'elle elle est pas geek!!! (Vince, si tu nous écoutes, abstiens toi...).

Voilà, pour les autres nouvelles, pour ceux qui ne sauraient pas, je suis tonton depuis le 2 janvier, d'un petit Gaëtan (et c'est trop bien il est trop mignon)!

Je vous embrasse tous (et toutes :-) ) bien fort, et vous dis très certainement à très bientôt!!

Fred.

jeudi 15 novembre 2007

Thach Nguyen! Ca fait longtemps qu'on t'a pas vu...

Bonsoir les schmouls!

Hmmm! Je ne sais pas où commencer; je n'ai jamais été doué en écrit, surtout quand il s'agit d'écrire en français. C'est aussi un peu ça la raison pour laquelle je suis celui qui contribue le moins à ce blog, même si je suis son évolution tous les jours. Mais cela fait trop longtemps qu'on m'a pas vu (non, pas de vaisselle, svp!) sur ce blog, donc aujourd'hui j'ai décidé de le mettre à jour avec mes quelques nouvelles récentes.

Comme vous le savez, je fais ma 4A à Télécom Paris et je loge dans la résidence qui se situe à deux pas de l'école. Les cours à Télécom m'ont énormément déçu: en gros, en amphi ce sont des informations genre "Quel type d'application utilise la port 53?", en TD ce sont des conversion binaire/hexa en décimal et vice-versa. On a eu un TD en 3 heures spécialement dédié à la traduction des paquets IP de hexa en ASCII. Ici j'ai même vu ceux qui ne sont pas capables de calculer 9 fois 16 sans calculatrice. Bizarre, hein?

Je suis inscrit à un master en même temps. Là, il y a beaucoup de choses intéressantes ainsi que de vrais horreurs. En fait, à part le nom, ce master n'a rien à voir avec l'informatique mais ce ne sont que des cours de math déguisés! On fait de l'algèbre, de l'arithmétique, de la topo, de la combinatoire, etc. Il y a des prof venant de l'X que l'on connait bien déjà, mais il y a aussi des profs venant d'ailleurs qui sont moins sympa, surtout ceux de l'ENS qui sur-évaluent notre niveau de compréhension...

Mon emploi du temps et surchargé, mais la chose la plus embêtante est que du côté du master, le Noël est les uniques vacances de l'année. Pourtant, le premier novembre étant jeudi, j'ai pu profiter d'un weekend de quatre jours pour partir de Paris. Ma destination était Tours, à partir d'où je suis allé visiter le château de Chenonceau et Amboise. Voici quelques photos du voyage:


Tour:












Chenonceau:





Amboise:





Il était un bon voyage. Mais le merveil est qu'à l'arrivée chez moi, en consultant ma boîte à mails, j'ai reçu pleins de joyeux anniversaire de tout le monde! J'ai été très surpris, très ému et je veux vous dire grand merci à tous! :-)

Zut, il est déjà preque 3h. Il faut que j'aille au dodo. Demain il y aura encore des hexa-ASCII.

Bonne nuit à ceux qui ne sont pas encore couchés et bonne journée aux autres. Je vous aime. Vous me manquez beaucoup.

Thach.